The office steve carell

Lectorat, comme tu ne le sais pas parce que j’ai un peu tendance à te délaisser comme on délaisse le morceau de salade qui accompagne un burger (j’ai la métaphore poétique aujourd’hui), j’ai enfin trouvé du boulot y’a 2 mois. Bon, pas pour de vrai parce que c’est uniquement de l’intérim mais quand même. Je remplace quelqu’un qui fait un « burn-out » donc je suis bien parti pour rester. J’ai mis « burn-out » entre guillemets parce que si ça se trouve c’est pas ça mais j’ai l’impression d’avoir un métier à risque du coup.

Mais brefons donc un peu que je vous raconte la suite.

Bref donc.

La reprise du boulot après un an et demi de chômage uniquement coupé de quelques missions folichones (bonjour, vous avez la carte Fnac ? Oui, y’a du monde c’est Noël, ta gueule.), ça te fait un coup sévère sur le plan physique et moral. Genre avant, j’me levais à 10h, j’me trimballais à poil chez moi jusqu’à 14h avant de finalement sortir pour me balader. Maintenant, je me lève à 7h15 et à 9h je suis devant mon bureau tout habillé en train de bailler. Le choc ! D’autant plus qu’il a fallu que je trouve du travail pile poil quand il fait bien chaud et beau. Je pourrais être en train de me faire bronzer la rondelle au lieu d’être coincé derrière mon ordinateur. J’ai jamais été doué dans les timings de toute façon.

Après plus d’un an à envoyer des CV à droite et à gauche, je commençais un peu à désespérer d’avoir un jour un emploi et je m’imaginais déjà reclus de la société et chômeur à vie. Du genre à passer un jour dans Reportage sur TF1 dans un sujet « ces sans-abris sur-diplomés qui ont choisi communication comme études supérieures comme des gros noobs« . Du coup, quand l’agence m’a contacté pour me proposer un travail, j’ai été un chouilla émotif :

« Bonjour monsieur Arnaud, c’est l’agence d’intérim, comment ça va ? On s’en fout en fait, j’ai du boulot pour vous.

– BOUHOUHOUUUUUU, c’est le jour le plus beau de ma vie, j’aurais jamais imaginé qu’un si grand bonheur puisse m’arriver, je suis l’homme le plus heureux du monde… »

Digne et maîtrisé donc.

Du coup, je travaille maintenant chez Toupargel. Je vends des pruneaux lardés surgelés (entres autres) et suis dans un open-space de 11 personnes, ce qui ne m’était jamais arrivé. Du genre à ne pas pouvoir écouter du Selena Gomez en paix tout en bootyshakant comme une biatch sur ma chaise.

Heureusement on s’amuse travaille bien. L’autre fois on a fait une battle de musique de merde, j’ai gagné haut la main avec Libérée, Délivrée (mais tout le monde s’est mis à chanter).

Sur ce, bisous les gens (où vous voudrez, je suis pas contrariant), on doit aller boire le thé.

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