J’ai testé pour vous : survivre au camping quand tu es gay

Pour ce week-end prolongé du 15 août, mes potes ont décidé un truc un peu foufou : on allait faire du camping. Pour de vrai, comme les hippies qui embrassent les arbres dans la rue et qui ont les cheveux sales. J’ai demandé si le camping était gay et naturiste histoire qu’on rigole un peu. On m’a dit non. J’te raconte pas la tristesse.

Globalement je t’avoue que j’étais pas hyper chaud lectorat. Pour moi le camping ça se résume à aller aux toilettes en se trimballant un rouleau de PQ sous le bras histoire de crier au monde « JE VAIS FAIRE CACA », entendre ses voisins obèses du Nord ronfler et passer la nuit sur un matelas qui se dégonfle pour finir le cul par terre. On m’a rétorqué que j’étais précieux. Comme j’ai aucune répartie j’ai fermé ma gueule mais n’empêche que j’avais raison.

La tente

Rien qu’avec la tente lectorat, tu t’assures des heures jeux de mots tout simples à sortir entre gay, de la rigolade à n’en plus finir à base de « on va monter la tente. Hey Gérard, tu viens te faire monter l’anus ? » (non je n’ai pas d’amis qui s’appelle Gérard) « tu vas te coucher dans la tente ? Mais y’a pas Jean-Childebert ? » (non toujours pas). C’est à peu près le seul côté positif de l’objet.

Déjà l’homme et moi on partage une tente Decathlon 2 secondes, le petit modèle. Autrement dit, ça fait la taille d’un cercueil. C’est tellement petit que normalement le matelas gonflable il rentre pas dedans. Mais comme je suis un fervent partisan du « mais si ça rentre, pense à l’Angleterre et serre les dents », au final ça rentre. Ça pousse un peu sur les côtés mais ça rentre. Puis tu ajoutes deux humains, des fringues et des sacs de couchage. J’avais l’impression d’être un mineur chilien.

Les sanitaires

Pour le trajet jusqu’au WC, j’ai développé une technique infaillible lectorat. Tu caches le PQ sous une serviette et tu cries bien fort « OHLALA, ELLES SONT JOLIES CES FLEURS, JE VAIS ALLER VOIR CELLES QUI SONT LÀ-BAS VERS CE JOLI BÂTIMENT QUE JE NE CONNAIS PAS » histoire de passer inaperçu. Mais à la rigueur c’est pas le trajet le pire parce que j’avais déjà croisé le beau mec avec des abdos de partout sortir des toilettes donc je savais que lui aussi faisait caca. Niveau de charisme, moins 50 points.

Non le pire c’est d’être face à ces toilettes, de les bourrer de papier (l’écologie dans ces moments là tu t’en fous), de se mettre en lévitation en poussant bien fort les murs et en priant pour ne pas faire un bruit impromptu (un gros pet quoi). J’ai réussi. J’étais fier. Très fier. Mais je l’ai dit à personne histoire de garder un peu de mystère et d’élégance. Puis de toute façon je me voyais pas débarquer à la piscine en gueulant « J’AI RÉUSSI, J’AI FAIT CACA DANS UN CAMPING » (standing ovation et ola des personnes présentes).

Les voisins

Mais le must, ça reste quand même tes voisins de camping. Nos premiers voisins c’était des gens du Nord. Je dis ça comme ça hein. Mais à côté les Bidochon sont des gens raffinés. Heureusement on ne les a eu que 2 nuits.

Pour la 3ème, on a eu un mec qui en dormant à le syndrome de la Tourette. LE MEC EN DORMANT IL A LE PUTAIN DE SYNDROME DE LA TOURETTE !!! Pour de vrai. Imagine t’es tranquillement dans ta tente en train de passer la meilleure nuit de ta vie quand à côté de toi tu entends toutes les 10 minutes « rrrraaaaah t’aimes ça salope ». Là lectorat tu te dis qu’ils étaient sûrement en train de faire des galipettes. Je te rétorquerai que non parce que dans la tente y’avait aussi leur fils. Et qu’ils ne venaient pas du Nord alors les chances sont quand même assez faibles qu’ils fassent ça en famille.

Ah, et évidemment, y’avait pas de réseau (ni de Pokemon).

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